Une Introduction au
Système Polaire EUMETSAT (EPS)
Produit par le programme Comet®
Table des matières
But de l'apprentissage
1.0 Introduction
1.1 EPS: une contribution au système
mondial d'observation par satellites
1.2 Le rôle d'EUMETSAT dans IJPS
1.3 Les satellites géostationnaires
1.4 EUMETSAT entre dans l'ère des satellites à défilement
1.5 Pourquoi des satellites météorologiques?
1.6 Orbites polaires et orbites géostationnaires
1.7 Le reste du Webcast
2.0 Le Programme EPS
2.1 Les éléments
du Programme EPS
2.2 Échange de données
2.3 Le segment spatial
2.4 Le segment sol
2.5 Traitement et flux de données
3.0 Innovations et avantages
3.1 Instruments de MetOp
3.2 IASI, nouvelle technologie révolutionnaire
4.0 Interféromètre pour
le sondage Atmosphérique à l'infrarouge (IASI)
4.1 L'instrument IASI
4.2 Motivation pour IASI
4.3 IASI: Traiter les données du niveau
0 au niveau 1
4.4 IASI Produits au niveau 2
4.5 IASI Validation des produits au niveau 2 avec
des données AIRS
4.6 Produits potentiels de la chimie atmosphérique
par IASI
5.0 ATOVS, MHS, AVHRR Héritage
d'instruments de sondage
5.1 Continuité avec ATOVS
et AVHRR
5.2 Produits potentielles au niveau 2 avec
ATOVS
5.3 MHS: La première contribution de l'Europe
au Système polaire commun initial (IJPS)
5.4 Les premières images de MHS au dessus
de l'Europe
6.0 ASCAT: Des vents sur l'océan
6.1 ASCAT
6.2 ASCAT, un diffusiomètre avancé
6.3 ASCAT: Produit d'humidité du sol
7.0 GOME-2: Produits de Chimie Atmosphérique
7.1 L'Expérience pour la
surveillance de l'Ozone Global (GOME-2)
7.2 GOME-2: Produits au niveau 1, spectres mesurés
7.3 GOME-2: Produits au niveau 2, 1
7.4 GOME-2: Produits au niveau 2, 2
8.0 GRAS: Utiliser des satellites pour
le sondage atmosphérique
8.1 Récepteur GNSS pour
le sondage atmosphérique (GRAS)
8.2 GRAS, La première utilisation de la
technique de l'occultation des ondes radio
8.3 GRAS: Produit au niveau 1 – Angle de
réfraction
8.4 GRAS: Produits au niveau 2
9.0 Les Services du Programme EPS
9.1 Les services du Système
polaire EUMETSAT (EPS) en bref
10.0 Webcast
10.1 En résumé
Références
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But de l'apprentissage
Lorsqu'il aura terminé ce module, l'élève
sera capable de:
- Identifier les trois disciplines auxquelles EPS va contribuer
- Décrire le rôle d'EPS dans le Système Global
Opérationnel d'observation par satellites et le Système
polaire initial conjoint
- Décrire les différences majeures entre les satellites
en orbite polaire et ceux en orbite géostationnaire
- Décrire les éléments du programme EPS et comment
ils contribuent au flux des produits et données
- Identifier les instruments du satellite MetOp et leurs applications
prinicpales
- Décrire les capacités et apports attendus du sondeur
hyperspectral IASI
- Décrire les services principaux fournis par EPS
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1.0 Introduction
Je m'appelle Dieter Klaes, et je suis chargé des
aspects scientifiques du Programme Polaire d'EUMETSAT, connu comme EPS.
Météorologue et physicien de formation, j'ai fait des prévisions
météorologiques pour l'aviation et aussi des prévisions
générales et connais donc assez bien les besoins des utilisateurs.
J'ai 17 ans d'expertise en météorologie satellitaire
et dans la réalisation de systèmes et logiciels pour l'exploitation
des données satellitaire J'ai développé le système
pour le traitement des données satellitaire de l'armée
allemande et coordonné le développement du logiciel AAPP
(ATOVS and AVHRR Processing Package) pour le traitement des données
reçues directement des satellites NOAA. Cela fait 12 ans que je
travaille pour le Programme EPS et les sept dernières années
en tant que responsable des aspects scientifiques du programme.

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1.1 EPS: une contribution au système mondial
d'observation par satellite
EPS (le Système polaire d'EUMETSAT) est une
composante du Système mondial d'observation par satellite, sous
les auspices de l'Organisation météorologique mondiale
(OMM). Ce système est composé de satellites opérationnels
et de recherche placés sur des orbites géostationnaires
ou polaires, qui fournissent une richesse d'information pour les utilisateurs
de la météorologie opérationnelle et de la surveillance
du climat dans le monde entier.
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1.2 Le rôle d'EUMETSAT dans IJPS
Le programme EPS est le premier programme de satellites
météorologiques en orbite polaire d'EUMETSAT. Il contribue
au système polaire commun initial (IJPS) sous un accord de coopération
entre EUMETSAT et la NOAA. Il s'agit de fournir et améliorer les
services des prévisions météorologiques et environnementales
opérationnelles et globales, ainsi que la surveillance du climat
dans le monde entier.


Le Système IJPS contribue et supporte les systèmes
et programmes suivants:
- Le Système mondial d'observation de l'Organisation
météorologique mondiale
- Le Système global d'observation du Climat
- Le Programme des Nations Unies pour l'environnement
(PNUE)
- Le Programme de la Commission océanographique
intergouvernemental de l'UNESCO
- Et d'autres programmes connexes.
Par l'accord sur les activités de Transition
signé en 2003, EUMETSAT et la NOAA ont convenu de fournir un service
opérationnel en orbite polaire jusqu'à au moins 2019.

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1.3 Les satellites géostationnaires d'EUMETSAT
EUMETSAT exploite elle-même les satellites géostationnaires
Météosat depuis plus d'une décennie. Les images
que vous voyez ici ont été fournies par l'instrument SEVIRI
(un radiomètre rotatif amélioré de prise d'images
dans le visible et l'infrarouge) sur les satellites géostationnaires
de Météosat de seconde génération (MSG-1,
connus comme Météosat-8).

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1.4 EUMETSAT entre dans l'ère des satellites à défilement
Avec MetOp et EPS, EUMETSAT est entré dans
l'ère des satellites à défilement, ou satellites
polaires. EUMETSAT est responsable de l'orbite du milieu de matinée
du système opérationnel d'observation satellitaire, tandis
que la NOAA continue de fournir des données des orbites d'après-midi
avec NOAA-18 et NOAA-N'.
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1.5 Pourquoi des satellites météorologiques?
Les données satellitaires ont considérablement
amélioré la prévision du temps, en partie grâce à l'information
qu'elles fournissent sur des régions où les données
conventionnelles sont rares. Cela inclut les océans, qui couvrent à peu
près trois quarts de la surface de la Terre et la plupart de l'hémisphère
sud.
Ce graphique montre l'amélioration de la qualité des
prévisions avec le temps. La qualité des prévisions
pour l'hémisphère sud est maintenant proche de celles pour
l'hémisphère nord.

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1.6 Orbite polaire et orbite géostationnaire
Quelle est la différence entre une orbite polaire
et une orbite géostationnaire? Et quels sont les avantages et
apports des satellites polaires? Dans une orbite géosynchrone,
les satellites se trouvent au dessus l'équateur à une altitude
d'environ 36000 km. Ils orbitent exactement à la vitesse angulaire
de la surface de la Terre, ce qui fait penser qu'ils restent fixes au-dessus
l'équateur à une longitude donnée.

Une orbite polaire est différente. Les satellites
volent sur une altitude plus basse (typiquement environ 820 km) et passent
tout près des pôles.
Un seul satellite en orbite polaire peut observer
la totalité du globe en 12 heures. La plupart des points de la
Terre sont donc observés au minimum deux fois par jour. La couverture
dans des hautes latitudes est plus fréquente du fait de la superposition
des orbites consécutives. La couverture globale par des satellites
en orbite polaire rend leurs données extrêmement utiles
pour des applications comme la prévision numérique du temps
et la surveillance du climat.
Les satellites météorologiques en orbite
polaire sont lancés sur une orbite héliosynchrone afin
de permettre l'observation régulière d'un point fixe à peu
près à la même heure solaire chaque jour. Héliosynchrone
veut dire que l'orbite du satellite reste fixe par rapport au soleil,
avec la Terre tournant au-dessous du satellite. Un satellite va passer
au-dessus d'un point de l'équateur à une heure spécifique
du jour ou de la nuit, par exemple à 9:30 et 21:30 heure locale à l'équateur
dans le cas de MetOp. Un réseau des satellites polaires, comme
le IJPS, est normalement coordonné pour couvrir un point spécifique
de la Terre à des heures différentes pendant une journée.

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Contrairement à un satellite polaire, un
satellite géostationnaire observe environ un tiers de la surface
de la Terre et fournit un taux de répétition plus élevé.
Par contre, les satellites géostationnaires ne peuvent pas observer
les latitudes polaires.

Étant à une altitude beaucoup plus basse,
les instruments des satellites polaires sont capables d'une résolution
plus élevée sur le sol que celles des satellites géostationnaires.
C'est le cas dans le domaine infrarouge en particulier, et le résultat
est des images et produits dérivés à résolution élevée.
Pour les applications météorologiques, la résolution
au sol typique pour des images dans les domaines visibles et infrarouges
des satellites polaires est d'une centaine de mètres jusqu'à environ
un kilomètre.

Les satellites en orbite polaire fournissent des informations
sur la structure verticale de l'atmosphère pour des régions
ou les données sont rares, en particulier les océans et
régions polaires. Ces informations sont extrêmement utiles
pour la prévision numérique du temps, où plus que
90 % des données d'entrée sont d'origine des satellitaire.

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Grâce à leur orbite basse, les satellites
polaires sont en mesure de fournir des sondages atmosphériques
avec une résolution d'une dizaine de kilomètres dans les
domaines spectraux infrarouges et hyperfréquence.


Il y a un autre avantage spécifique
des satellites en orbite polaire comparés aux satellites géostationnaires:
Ils sont capables d'observer la Terre avec des instruments hyperfréquences.
Des micro-ondes peuvent pénétrer les nuages qui autrement
bloqueraient la vue du satellite dans l'atmosphère, comme c'est
le cas pour les observations dans le domaine visible et infrarouge. La
télédétection en hyperfréquence nous permet
d'observer l'intérieur des nuages et de voir à la fois
l'atmosphère et la surface au dessous. Les instruments hyperfréquences
fonctionnent jour et nuit, comme les senseurs infrarouges, et pratiquement
par tous les temps. De plus ils fournissent une couverture améliorée
de la stratosphère.

S'il y a des différences importantes entres
les systèmes géostationnaires et polaires, les deux sont
complémentaires et créent ensemble un système d'observation
de dimension globale.

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1.7 Le reste du Webcast
Le reste de ce Webcast adresse les thèmes suivants:
- Qu'est ce que c'est EPS et qui sont
les partenaires
- Les éléments du programme
- La technologie innovatrice que fournissent
les satellites MetOp et les applications et produits émergeant
d'eux
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2.0 Le Programme EPS
2.1 Les éléments du Programme EPS
Le Système polaire (EPS) est un programme complexe
avec de nombreux partenaires internationaux. EPS possède une composante
sol et une composante spatiale. La composante spatiale est constituée
des satellites MetOp, qui ont été développés
en commun par EUMETSAT et l'ESA, l'Agence spatiale européenne.
Comme indiqué ailleurs, EUMETSAT travaille
en partenariat avec la NOAA américaine pour le Système
polaire commun initial (IJPS).

Les éléments clefs d'IJPS sont la coordination
des satellites en orbite polaire, l'échange des éléments
communs de la charge utile et le traitement et le partage des données.
Un accord spécifique signé en 2003 étend la coopération
au-delà d'IJPS pour fournir un service opérationnel en
orbite polaire jusqu'à au moins 2019.
Le partenariat avec le CNES (le Centre national d'études
spatiales), soit l'agence spatiale française, a permis le développement
de l'instrument IASI, l'interféromètre infrarouge pour
le sondage atmosphérique. IASI est une innovation clef du programme
EPS. Le CNES est aussi un partenaire au système avancé de
collecte de données (ADCS).

Un autre élément du programme est la
station pour les commandes et l'acquisition des données aux latitudes
du Nord, située au Spitzberg dans l'archipel de Svalbard. Spitzberg
se trouve suffisamment loin au Nord (78° N) pour recevoir toutes
les 14 orbites d'une journée. Les satellites stockent les données
globales mesurées pendant une orbite et les transmettent quand
ils sont en vue de la station de réception au sol.

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2.2 Échange de données
EUMETSAT et la NOAA échangent des données
dans le cadre d'IJPS. La NOAA reçoit toutes les données
EPS par une liaison spéciale en traversant de l'Atlantique et
aussi les données des orbites aveugles, i.e. des données
des satellites NOAA qui peuvent pas être vues depuis Fairbanks,
la station de la NOAA en Alaska. EUMETSAT reçoit toutes les données
des satellites en orbite d'après-midi de la NOAA et traite les
données dans son segment sol. Dans le segment sol on fait également
la commande et le contrôle du satellite, le segment sol est responsable
pour la réception, le traitement et l'échange des données
et aussi de la génération des produits.
La communauté de l'OMM est servie par les deux
organisations par le Système global de télécommunication
(SMT ou GTS en anglais), un réseau dédié à la
télécommunication des données et produits météorologiques.

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2.3 Le segment spatial
Comme mentionné précedemment vous avez
entendu le segment spatial est composé des satellites MetOp, qui
sont composés des modules de charge utile et service et aussi
le panneau solaire. Le module de charge utile porte onze instruments
dont huit sont dédiés à la météorologie.

Les satellites Metop volent dans une
orbite héliosynchrone à une altitude moyenne d'environ
820 km, traversant l'équateur à 9:30 heure locale solaire
au nœud descendant. Il y aura trois satellites Metop qui vont fournir
un service sans interruption depuis la même orbite pendant au moins
14 ans.

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2.4 Le segment sol
Le segment sol d'EPS est composé des éléments
suivants:
- La station de commande et acquisition des données à Svalbard
et un centre de contrôle de secours à Madrid

-
La composante centrale au quartier général d'EUMETSAT à Darmstadt,
Allemagne, où se fait le contrôle de mission et le planning
et aussi le pré-traitement des données globales et
traitement des produits sélectionnés
-
Les Centres d'applications satellitaire (SAF) hébergés
aux services météorologiques nationaux qui sont des
centres d'excellence pour des thèmes spécifiques des
applications météorologiques
-
Le centre d'archivage et récupération des données
météorologiques (UMARF), qui contient tous les produits
d'EPS et des autres programmes d'EUMETSAT.
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2.5 Traitement et flux de données
Les satellites EPS/Metop génèrent des
produits à trois niveaux:
- Niveau 0 – les données brutes des instruments venant
du satellite. Les données sont transmis en forme binaire et
sont catégorisées par instrument.

- Niveau 1 – des quantités physiques calibrées
et naviguées (énergie électromagnétique
observée dans la plupart des cas) pour chaque instrument, comme
luminances, températures de brillance, réflectances et
angles de réfraction.

Les exemples des produits incluent réflectances
et températures de brillance des instruments AVHRR, IASI et
des luminances d'ATOVS avec information sur les nuages, des données
de réflexion radar et des luminances de GOME.
- Niveau 2 – des quantités géophysiques que la
plupart des utilisateurs connaissent. Des exemples incluent des profils
verticaux de température et d'humidité de IASI et ATOVS,
des quantités de gaz à l'état de traces et d'ozone,
des vecteurs du vent sur les océans et l'eau précipitable
totale.

Vous avez peut-être entendu parler des produits
jour-1 et jour-2 (ou Day-1 et Day-2 comme on dit en anglais). Les produits
du jour-1 sont des produits, qui forment la base du développement
d'EPS, c'est-à-dire qui ont été spécifiés
comme obligatoires dans le cahier des besoins d'EPS, et le système
est donc obligé de les fournir.
Les produits du jour-1 sont les produits globaux générés
par le segment sol d'EUMETSAT au niveau 0 et niveau 1 de chaque instrument
et des produis sélectionnés au niveau 2, inclus sont:
- Des profils de température et d'humidité dérivé de
IASI et ATOVS/AVHRR
- Des quantités totales de 03, CO2, CH4 et
N2O et aussi des composantes verticales d'ozone.
Les produits du jour-2 sont ceux qui ont été ajoutés
après la mise en service du système. Des exemples incluent
l'humidité dans le sol par ASCAT pour l'utilisation dans la prévision
numérique du temps, l'indice global de végétation
normalisé (NDVI) et la détermination des vents sur les
pôles. Tous ces produis sont basés sur des besoins des Utilisateurs.
Notez que les SAF produisent une richesse de produits au niveau 2 et
aux niveaux supérieurs.


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3.0 Innovations et avantages
3.1 Instruments de MetOp
Il y a deux systèmes majeurs de sondage:
- Les sondeurs infrarouges (IASI et le sondeur infrarouge HIRS (High
Resolution Infrared radiation Sounder)
- Les sondeurs hyperfréquences (AMSU-A et le MHS (Microwave
Humidity Sounder))
L'imageur AVHRR supporte les deux.
Voici la partie basse de MetOp avec les six antennes
du diffusiomètre ASCAT pliées. La mission primaire d'ASCAT
est de mesurer des vecteurs du vent à la surface des océans.
Le moniteur global de l'Ozone (GOME-2) est utilisé pour
surveiller l'ozone total, mesurer des profils d'ozone, et autres gaz à l'état
de traces.
Finalement voici une des trois antennes du récepteur
GNSS pour le sondage atmosphérique (GRAS). (GNSS est le système
global satellitaire pour la navigation.) GRAS fournit des profils de
température et d'humidité à haute résolution
verticale.

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3.2 IASI, nouvelle technologie révolutionnaire
Maintenant nous discutons l'innovation
technique majeure du système EPS/MetOp et en fait la raison d'être
principale pour les satellites MetOp: C'est l'instrument IASI, l'interféromètre
de sondage infrarouge de l'atmosphère. Le IASI est un spectromètre,
dit spectromètre de transformation Fourier (FTS) ou, plus précisément,
un interféromètre de type Michelson.

IASI mesure l'énergie émise
par le système Terre atmosphère dans le domaine infrarouge
du spectre électromagnétique à haute résolution
spectral (8461 « canaux ») pour fournir des profils
améliorés de température et d'humidité, et
pour la surveillance des gaz à l'état de traces.


IASI représente un saut quantitatifs en capacités
de sondage infrarouge de l'espace qui va impacter considérablement
la qualité des prévisions numériques du temps. Le
progrès considérable dans le domaine des prévisions
numériques pendant les deux dernières décennies
est due enpartie à de l'utilisation d'information des sondeurs
pendant l'étape d'assimilation.

Comme vous le savez, plus de 90 % des données
rentrant dans les prévisions numériques du temps proviennent
des satellites. Une motivation principale pour le développement
de IASI était de fournir une meilleure précision afin d'améliorer
les données d'entrée pour les modèles de prévision
numériques.

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4.0 Interféromètre pour le sondage Atmosphérique
dans l'infrarouge (IASI – de l'anglais Infrared Atmospheric Sounding
Interferometer)
4.1 L'instrument IASI
L'instrument IASI est l'instrument le plus large et
plus lourd sur le satellite MetOp et est fourni par le CNES, le Centre
national français d'études spatiales. Le CNES fournit aussi
le logiciel de traitement opérationnel pour les données
de niveau 1 dans le segment sol et opère un Centre d'expertise
technique (IASI TEC) à Toulouse, qui analyse la performance de
l'instrument.

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4.2 Motivation pour IASI
L'échantillon montre une instabilité baroclinique
générée dans les restes de l'ouragan « Floyd ».
L'ouragan était à l'origine d'une forte tempête sur
le Royaume-Uni et sur la Bretagne qui a causé d'énormes
dégâts et nombreuses pertes de vie. La structure n'avait
pas été analysée par le modèle de prévision
numérique et la tempête n'était pas prévue
correctement.

Cet exemple montre ce dont on a besoin de mesurer
et d'intégrer dans des modèles de prévision numérique
du temps. L'information verticale sur la température devrait être
fournie à une résolution de 1 K /km et avec un échantillonnage
horizontal d'environ 25 km. L'humidité relative devrait être
fournie avec une précision d'environ 10%.
Les structures météorologiques comme
les cyclones tropicaux apparaissent principalement sur les océans,
nous avons besoin des données satellitaires pour obtenir l'information
nécessaire.
IASI a été développé comme
réponse au besoin d'observer l'atmosphère de manière
plus détaillée en utilisant des senseurs qui mesurent l'énergie
dans une large quantité de canaux spectraux étroits. Cette
approche à la télédétection est très
souvent appelée sondage hyper spectral.

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4.3 IASI: Traiter les données du niveau 0
au niveau 1
L'Instrument IASI traite les observations brutes à bord
de MetOp et les transforme en spectres calibrés, qui sont envoyés
au sol comme données au niveau 0.

Pendant le traitement au niveau 1, des luminances
de AVHRR sont analysées dans un champs de vue de IASI afin d'obtenir
la position des nuages dans ce champ de vue.
Échantillons de IASI
et pixels d'imageur intégré

Un échantillon seul de
IASI et pixels AVHRR

IASI possède un imageur intégré qui
fournit des images de 64 x 64 pixels dans la fenêtre du domaine
spectral infrarouge (10.5 à 12 µm) dans le même plan
focal que les luminances de sondage.
L'imageur sert à aligner l'information d'AVHRR
aux champs de vue de IASI. On utilise AVHRR aussi pour la navigation
des pixels IASI.
L'imageur intégré possède un échantillonnage
supérieur à 1 km pour des scènes infrarouges qui
sont co-repérées avec l'imageur AVHRR.
Dans le traitement à niveau 2 on estime si
on fera un dégagement de nuages ou une restitution avec des nuages.
Le dégagement des nuages implique qu'on peut obtenir un profil
atmosphérique jusqu'au sol même lorsque la scène
de IASI n'est pas complètement dégagée.

Restitution nuageuse veut dire qu'on peut obtenir
un profil au-dessus du sommet des nuages.

On distribue de spectres au niveau 1 pour toutes les
8461 « canaux » des IASI via le service EUMETCast.
Un sous-ensemble de 300 canaux est distribué via le système
SMT/GTS. Les deux jeux de données sont mis à disposition
dans le format standardisé de BUFR.


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4.4 IASI Produits au niveau 2
Des produits de IASI au niveau 2 sont dérivés
par un processus complexe qui se sert de toute l'information spectrale
de l'instrument IASI, des informations supplémentaires des instruments
ATOVS et AVHRR et aussi d'une contribution des données de la prévision
numérique.
La suite des produits au niveau 2 typiquement utilisée
par les prévisionnistes et la communauté du climat inclut:
- Profil de température sur au moins 40 niveaux
- Profil de vapeur d'eau sur au moins 20 niveaux
- Colonnes d'ozone de quatre couches profondes (0-6km, 0-12 km, 0-16
km, colonne totale)
- Température de la surface de l'océan ou du sol
- Émissivité de la surface aux 12 positions spectrales
- Colonne totale de N2O (peroxyde d'azote), CO (monoxyde
de carbone), CO2 (gaz carbonique), et CH4 (méthane)
- Couverture de nuages (jusqu'à trois formations de nuages)
- Température de la surface des nuages (jusqu'à trois
formations de nuages)
- Phase des nuages.
Il faut garder à l'esprit que la suite du produit
est modifiée quand il y a des nuages, et que des informations
sur la qualité des données sont livrées avec les
produits.
Cette image démontre un exemple pour une seule
restitution aux latitudes moyennes, dérivée avec l'algorithme
de IASI niveau 2 et des données synthétiques. A gauche
on voit un profil de température, à droite un profil d'humidité.
Les quantités restituées (rouge) sont affichées
avec la situation réelle (vert).

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4.5 IASI: Validation des produits au
niveau 2 avec des données AIRS
Des efforts de validation avec des mesures du
sondeur hyperspectral de la NASA AIRS ont démontré que
le traitement des données de IASI au niveau 2 répond
aux besoins des utilisateurs. Le graphique compare des profils de température
et du point de rosée avec des profils obtenus par une analyse
du CEPMMT et des observations des radiosondages co-situés. On
arrive à un bon niveau de correspondance.

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4.6 Produits potentiels de la chimie atmosphérique
par IASI
On attend de IASI aussi la restitution des gaz à l'état
de traces suivants:
- SO2 (anhydrite sulfureux)
- N2O (protoxyde d'azote)
- CO (monoxyde de carbone)
- CO2 (gaz carbonique)
- CH4 (méthane)
- O3 (ozone)
SO2 (anhydrite sulfureux)
Le spectre infrarouge possède des lignes d'absorption
des gaz traces qui jouent un rôle dans la surveillance des activités
volcaniques. Cette image d'une éruption de l'Etna montre les panaches
d'aérosols et d'anhydrite sulfureux (SO2) dans le panache
de l'éruption. Les données sont dérivées
de l'instrument AIRS.
Les volcans sont capables de produire des concentrations
importantes de SO2 sur des régions limitées
pour une courte période de temps. Les sources les plus communes
de SO2 sont la combustion de fioul pour la génération
de l'énergie pour les habitations, l'industrie et le secteur des
transports.


N2O (protoxyde d'azote)
N2O est un produit de la combustion des
combustibles fossiles et d'autre matière organique et est aussi émis
naturellement des sols et des océans. C'est le troisième
gaz à effet de serre et une composante dans le cycle d'ozone.




CO (monoxyde de carbone)
Les sources les plus communes du monoxyde de carbone
sont les véhicules et l'industrie. Il contribue à la formation
de l'ozone près de la surface et au smog dans les régions
urbaines. Le monoxyde de carbone nuit à notre santé en
réduisant la quantité d'oxygène disponible pour
les différentes parties de l'organisme.

CO2 (gaz carbonique)
Le gaz carbonique est une composante majeure du cycle
carbonique. Ses sources les plus communes incluent dégazage volcanique,
la combustion de la matière organique et la respiration des organismes
vivants (plantes et animaux). CO2 joue un rôle clef
dans l'effet de serre de la Terre et est un sujet majeur de la discussion
sur le réchauffement global et changement du climat.

CH4 (méthane)
IASI va être utilisé pour déduire
la colonne totale de méthane dans l'atmosphère. Le produit
qui est affiché a été généré dans
le cadre d'une étude du groupe de travail scientifique sur les
sondages avec IASI à partir des données de l'interféromètre
IMG (IMG est synonyme de « Interferometer Monitor for Greenhouse
gases ». ou Moniteur Interférométrique des gaz à effet
de serre). Cet interféromètre a volé sur le satellite
japonais ADEOS.
Le méthane est un gaz à effet de serre
important et représente environ 20 % de l'effet de réchauffement
de tous les gaz à effet de serre combinés.

O3 (ozone)
Cette image montre un exemple de la colonne totale
d'ozone pour la période du 1 er au 10 avril 1997. Ceci est un
de deux produits d'ozone qui a été généré dans
le cadre d'une étude du groupe de travail scientifique sur les
sondages avec IASI (ISSWG) en utilisant des données de l'instrument
IMG.
L'ozone joue un rôle important dans la
stratosphère de la Terre en absorbant la radiation ultraviolet
nocif du soleil. L'ozone à haute concentration près du
sol est considéré comme polluant qui est à l'origine
des problèmes respiratoires pour les humains et peut endommager
les plantes et les systèmes écologiques.

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5.0 ATOVS, MHS, AVHRR Héritage d'instruments
de sondage
5.1 Continuité avec ATOVS et AVHRR
Un aspect majeur de l'exploitation d'un système
satellitaire opérationnel est d'assurer la continuité avec
les systèmes précédents et aussi d'assurer la cohérence
entre les différentes composantes du système. ATOVS et
l'imageur AVHHR ont été à l'origine développés
pour le sondage de la température et d'humidité pour des
satellites NOAA, utilisant le système TIROS-N et les satellites
de la série NOAA-KLM.
La suite ATOVS inclut les instruments HIRS/4, AMSU-A
et le Sondeur de détermination de l'humidité en hyperfréquence
(MHS, de l'anglais Microwave Humidity Sounder). En plus de voler sur
les satellites de la NOAA, les deux ATOVS et AVHRR sont embarqués
sur MetOp comme part du système conjoint IJPS.
Rappelez vous que des instruments hyperfréquences
fournissant la capacité de sondage à tout temps.

Des produits globaux d'ATOVS et AVHRR
au niveau 1 sont fournis aux utilisateurs depuis le centre de traitement
au Siège d'EUMETSAT.

Il y a également un produit au
niveau 2 qui contient des profils verticaux de température et
d'humidité dérivés de ATOVS.

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5.2 Produits potentiels au niveau 2 avec ATOVS
EUMETSAT est en mesure de fournir une large gamme
de produits depuis son segment sol central ou les Centres d'applications
satellitaire (SAF).

Voici une liste des produits potentiels. Notez que
des produits sur la glace des océans et les précipitations
sont déjà fournis par des SAF.
- Eau précipitable totale
- Eau liquide des nuages
- Détection de la glace des océans
- Couverture de neige et de la glace sur terre
Eau précipitable totale
En utilisant la combinaison des sondeurs infrarouges
et hyperfréquences, on peut dériver le contenu intégré de
vapeur d'eau d'une colonne atmosphérique, aussi connu comme eau
précipitable totale (TPW), sur mer et terre.

Ces mesures sont vitales pour comprendre le cycle
hydrologique global. TPW est un paramètre important pour la prévision
du temps à court terme, incluant l'analyse des tendances
d'intensité des cyclones tropicaux, l'identification des limites
des fronts atmosphériques, la prévision des fortes précipitations
et l'assimilation des données pour des modèles numériques.
La vapeur d'eau a aussi un impact sur la chimie atmosphérique
et la pollution, le transport et la surveillance des tendances climatiques.
Il joue aussi un rôle clef dans le débat actuel sur le changement
du climat à l'avenir.

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Eau liquide des nuages
Des scientifiques de recherche utilise les estimations
de l'eau liquide des nuages (CLW) pour évaluer les propriétés
des nuages stratiformes. Des prévisionnistes peuvent utiliser
l'eau liquide des nuages pour la formation de glace sur les avions.

Glace des océans
L'utilisation des images hyperfréquences pour
la surveillance de la concentration, l'extension, l'âge et la profondeur
de la glace des océans est important pour
- La navigation
- La pêche
- L'océanographie
- La surveillance et prévision du climat
- La surveillance des changements dans des structures
de circulation atmosphériques et potentiel pour des tempêtes
- La surveillance des systèmes écologiques,
des conditions littorales et l'habitât

Précipitations
Le taux de pluie dérivé des données
hyperfréquences est un produit utile pour la surveillance de la
précipitation du globe entier. Des estimations de précipitation à partir
des données spatiales complètent les observations des mesures
au sol et des observations de radar pour de vastes régions océaniques
et des régions difficiles d'accès où les observations
sont rares. Connaître les caractéristiques spatiales et
temporelles des précipitation est un élément essentiel
pour comprendre et surveiller le cycle hydrologique global. Les estimations
de précipitation depuis l'espace en temps réel profitent également
aux prévisions du temps à court terme en fournissant des
informations critiques sur des évènements potentiellement
dangereux qui dépassent largement les possibilités des
systèmes d'observation basés au sol.

Couverture de neige et de la glace sur terre
Des produits qui aident à surveiller la couverture
globale de neige et glace peuvent être dérivés des
radiomètres hyperfréquences. L'observation en hyperfréquence
est particulièrement importante aux latitudes plus élevées – régions
polaires comprises - où les observations visibles et infrarouges
peuvent être limitées à cause des nuages et des périodes
longues d'obscurité.

Un autre point fort des observations en hyperfréquence
est l'aptitude de sonder au dessous de la surface de la neige et de la
glace, et de révéler des propriétés comme
l'équivalent d'eau de la neige et l'âge de la glace. Caractériser
le tassage de la neige et de la glace est important pour
- la surveillance du climat et sa prévision
- l'hydrologie
- la prévision du temps à court terme
- la surveillance des changements du schéma
de circulation atmosphérique
- la surveillance des écosystèmes et
de l'habitat
- l'assimilation des données pour des modèles
de la prévision numérique

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5.3 MHS: La première contribution de l'Europe au
Système polaire commun initial (IJPS)
MSH, le sondeur de détermination de l'humidité en
hyperfréquence, a été développé par
EUMETSAT comme remplacement de l'instrument AMSU-B dans la suite ATOVS.
MHS est le premier instrument en orbite polaire développé par
EUMETSAT et est devenu part de la charge utile du premier satellite IJPS
en orbite, NOAA-18, lancé le 20 mai 2005. Cela a fourni à EUMETSAT
une expertise précieuse, qui a été utilisée
pour les nouveaux instruments embarqués sur MetOp.

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5.4 Les premières images de MHS au dessus
de l'Europe
Les images montrent une scène acquise le 31
mai 2005 qui couvre l'Atlantique Nord et certaines parties de l'Europe
et de l'Afrique du Nord.

Nous voyons la surface et des nuages dans les deux
images prises par les canaux 1 et 2. Notez le glacier du Vatna Jökull
sur Islande.
Les trois prochaines images montrent une sensibilité augmentée à la
vapeur d'eau, la glace des nuages et des hydrométéores
de la taille de précipitation. Des canaux avec sensibilité augmentés à la
vapeur d'eau voient l'énergie émise des couches plus élevées
dans l'atmosphère. Notez que le glacier de Vatna qui s'élève
jusqu'à 2199 m au-dessus de la surface de la mer est encore visible
par le canal 5.
Les mesures prises par MHS sont essentielles pour
dériver des profils d'humidité atmosphérique et
pour fournir une estimation quantitative des précipitations.
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6.0 ASCAT: Des Vents sur l'océan
6.1 ASCAT
MetOp possède deux instruments d'héritage
des satellites européens de télédétection
(ERS, de l'anglais European Remote Sensing Satellite) qui font partie
des missions de recherche de l'Agence Spatiale Européenne, ASCAT
et GOME-2. L'instrument ASCAT fournit des observations du vent à la
surface des océans, tandis que GOME-2 surveille l'ozone et les
gaz à l'état de traces.

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6.2 ASCAT, un diffusiomètre avancé
ASCAT est le seul instrument de télédétection
actif sur MetOp. Un senseur actif transmet et après est à l'écoute
de l'énergie retournée opposé aux senseurs passifs
qui sont l'écoute seulement d'énergie émise. ASCAT
est un radar en bande C dans l'héritage des instruments hyperfréquences
actifs (AMI) embarqués avec succès sur les satellites ERS
de l'ESA. L'objectif principal de la mission est de dériver des
vecteurs de vent sur la surface des océans.
Cette première vue montre la couverture de
balayage disponible avec le diffusiomètre d'héritage de
ERS.

Avec l'instrument ASCAT plus moderne, nous observons
les données de deux fauchées au lieu d'une, chacune étant
plus large qu'avec ERS. (Une fauchée est une sorte de couloir
de balayage.) Notez que les produits des vents à partir d'ASCAT
vont être disponibles en deux résolutions, soit 25 km ou
12,5 km.
Ce tracé montre la couverture d'observation
des océans pour 12 heures qui est nettement améliorée
grâce à la deuxième fauchée.

Les vecteurs de vent à la surface
des océans ont déjà démontré leur
valeur dans l'analyse de phénomènes météorologiques
dangereux. Les deux exemples montrent des vecteurs de vent au-dessus
de l'Atlantique Nord le 13 avril 2006.
Dans la première image nous
pouvons constater une diminution de la vitesse du vent en aval de l'Islande.

Le deuxième tracé souligne
un schéma de confluence et indique la présence d'une
zone frontale.

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6.3 ASCAT produit d'humidité du
sol
Des activités de recherche ont
révélé plusieurs applications émergeantes
basées sur des données de diffusiomètre qui vont
au-delà de l'extraction « classique » des
vecteurs du vent. L'une d'eux est l'estimation d'humidité du
sol dont on a besoin pour les prévisions numériques du
temps et qui est intéressante pour les transports au sol. Les
satellites fournissent la couverture à haute résolution
qui ne peut pas être fournie par les réseaux parsemés
de mesures au sol. Le diffusiomètre permet de générer
une carte d'humidité du sol, qui sera disponible comme produit
de jour-2 d'EPS.


On montre ici un produit typique d'humidité du
sol dérivé des données d'ERS pour janvier de deux
années différentes. Notez les différences radicales
du taux d'humidité du sol à travers l'Europe pour un
mois donné et les changements tout aussi radicaux entre 1996
et 2000.
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7.0 GOME-2: Produits de Chimie Atmosphérique
7.1 L'Expérience
pour la surveillance de l'Ozone Global (ou GOME, de l'anglais Global
Ozone Monitoring Experiment)
Regardons le deuxième instrument
d'héritage sur MetOp, GOME-2. Avec IASI, GOME-2 fournit la capacité de
veiller sur la colonne totale d'ozone, des profils d'ozone, et des
gaz à l'état de traces. Cette information est utile pour
la surveillance du climat, la chimie atmosphérique, le cycle
d'ozone et le bilan radiatif. Les données vont aussi aider à surveiller
et prévoir la radiation ultraviolette dangereuse et à la
prévision du déplacement des nuages volcaniques. Des
structures d'ozone peuvent être utilisées dans la prévision
numérique du temps comme traces pour dériver des vents
stratosphériques.

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7.2 GOME-2: Produits au niveau 1,
spectres mesurés
GOME est un spectromètre qui
mesure la radiation ultraviolet et visible reflétée par
le système terre/atmosphère.

Un spectre de référence
est pris de la radiation solaire entrante. Les mesures sont prises
dans quatre bandes spectrales pour restituer des contenus d'ozone et
d'autres gaz traces. Les quatre bandes sont indiquées avec des
couleurs différentes.
La figure résume les mesures
de GOME-2 et montre les gaz traces qui peuvent être potentiellement
détectés. Cet exemple montre des spectres pour la radiation
solaire entrant et la radiation reflétée UV et visible
(parfois indiqué comme spectre de brillance de la Terre).

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7.3 GOME-2: Produits au niveau 2,
1
Le contenu total de la colonne d'ozone
est généré par le Centre d'applications satellitaires
consacré à la surveillance de l'ozone (le SAF Ozone).
Cette animation montre le trou d'ozone sur l'hémisphère
sud et son évolution en octobre 2002, indiqué par le
contenu total d'ozone.

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7.4 GOME-2: Produits au niveau 2, 2
On attend que d'autres gaz traces puissent être
dérivés des données de GOME-2. L'exemple montre
de hautes concentrations du peroxyde d'azote (ou NO2) sur
des régions industrialisées à forte densité de
population. NO2 est un gaz d'effet de serre, un polluant
important et un contributeur au cycle d'ozone. Il peut être la
cause des problèmes de respiration par haute concentration ou
exposition de longue durée, et contribue à la formation
de la pluie acide, à la surcharge de nutrition qui diminue la
qualité de l'eau, à une réduction de la visibilité et à la
production d'autres substances chimiques toxiques.

Comme mentionné plus tôt,
l'anhydrite sulfureux est un autre gaz trace important souvent lié aux éruptions
volcaniques. Une exposition aux niveaux élevés de SO2 peut
aggraver les problèmes respiratoires. Les particules de sulfate
contribuent à la formation des brumes et sont une cause majeure
de visibilité réduite. SO2 réagit avec
d'autres substances afin de former des acides qui arrivent à la
surface de la terre comme pluie acide, brouillard, neige et même
de la poussière. La pluie acide endommage les bâtiments,
les surfaces peintes, les forêts, les produits agricoles, rivières
et lacs, et peut avoir un impact sur des écosystèmes
des plantes et animaux.
Les images montrent des éruptions
du Mt Etna en Sicile à deux dates différentes en juillet
2001. Notez l'extension des panaches de SO2 émises
par le volcan. Des données comme celles-ci peuvent être
utilisées pour la prévision du déplacement des
nuages volcaniques quand elles sont utilisées dans des modèles
de dispersion avec un modèle de prévision.

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8.0 GRAS— GRAS: Utiliser des
satellites pour le sondage atmosphérique
8.1 Récepteur
GNSS pour le sondage atmosphérique (GRAS, de l'anglais GNSS
Receiver for Atmospheric Sounding)
Il y a un autre système inédit
pour le sondage atmosphérique sur le satellite MetOp (l'instrument
GRAS) qui représente la première utilisation opérationnelle
du système de localisation globale GPS pour le sondage atmosphérique.
GRAS utilise les signaux du GPS afin de fournir des informations des
profils de température et d'humidité à haute résolution
verticale (potentiellement mieux que 1 km). La prévision numérique
du temps et la surveillance du climat vont particulièrement
en profiter.

Il y a environ 24 satellites GPS en orbite autour
de la Terre, tous dans des orbites à haute altitude (environ 20200
km).

Il se passe une occultation pour GRAS quand un satellite
GPS est en position ascendante ou descendante par rapport à la
Terre et ne se trouve plus en ligne de visée directe avec l'instrument
GRAS. Malgré cela, le signal du satellite GPS arrive à l'instrument
GRAS quand il est réfracté par le limbe. Un seul instrument
GRAS en orbite polaire à environ 824 km d'altitude va observer
plus de 500 occultations par jour, réparties uniformément
sur le globe.
Quand on a introduit l'instrument GRAS dans la charge
utile, il était clair qu'on aurait besoin d'un système
complet au-delà des satellites GPS et MetOp. En utilisant plusieurs
satellites avec chacun une horloge de bord ayant toutes une précision
différente, les erreurs de temps peuvent contribuer à des
erreurs de mesure. Avec un réseau de stations de référence
au sol, les satellites utilisés pour les mesures d'occultation
peuvent être vus simultanément, et on peut éliminer
les erreurs des horloges de bord en prenant la différence des
mesures. Avec environ 24 stations réparties sur toute la surface
du globe, la redondance est à peu près de 200 %, ce qui
assure la disponibilité opérationnelle. De plus on a besoin
de connaître les orbites précises de chaque satellite en
temps réel.
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8.2 GRAS, La première utilisation de la technique
de l'occultation des ondes radio
Nous regardons un signal d'un satellite GPS comme
reçu par le système de recherche GPS-MET. Notez le changement
du rapport signal bruit qui diminue quand le signal descend plus bas
dans l'atmosphère. GRAS devrait avoir un meilleur rapport signal
bruit qui pourra fournir des profils fiables qui s'étendent plus
profondément dans la troposphère.

Pour plus d'information sur l'occultation de radio
consultez le Webcast COSMIC: http://meted.ucar.edu/COSMIC/.
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8.3 GRAS: Produit au niveau 1 – Angle
de réfraction
Quand ils traversent l'atmosphère, les signaux
de GPS forment une courbe, du fait du changement de densité, qui
est, en retour une fonction de la température et d'humidité.
Cette relation est décrite par l'indice de réfraction.
GRAS mesure le retard de la phase du signal causé par
la courbe du rayon du signal.



L'angle de courbe est dérivé des données
de phase et résulte dans le produit à niveau 1 de l'angle
de penchement. En intégrant cette information avec la température
ou l'humidité calculée a priori, on peut extraire le profil
combiné de température et humidité. Le produit à niveau
1 de l'instrument GRAS est le profil vertical de l'angle de penchement.
Le produit contient aussi le contenu total des électrons.

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8.4 GRAS: Produits au niveau 2
On distribue le produit au niveau 1 aux utilisateurs
et aussi au centre d'applications satellitaires spécialisé dans
la météorologie à partir de l'instrument GRAS, le
SAF GRAS, qui restitue des profils verticaux au niveau 2. La figure montre
un exemple d'angles de réfraction et le profil de température
dérivé pendant la phase de développement du système
opérationnel de traitement des données GRAS, avec des données
d'occultation de CHAMP.

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9.0 Les Services du Programme EPS
9.1 Les services du Système polaire EUMETSAT (EPS) en
bref
EPS assure un nombre de services, allant de la fourniture
de produits globaux au soutien de missions humanitaires de recherche
et sauvetage.

Les produits et services fournis par EPS incluent:
- Des données globales au niveau 1 en
temps quasi réel, dans un délai d'environ 2h 15 min.
Les données, principalement en format BUFR, sont distribuées
par le service EUMETCast d'EUMETSAT.
- Des produits globaux sélectionnés,
dans un délai moyen de 3 heures. Les données, en format
BUFR, sont composées des produits de sondage vertical d'ATOVS
et de IASI et aussi d'information sur l'ozone et les gaz à l'état
de traces.
- Service avancé de transmission d'images à haute
résolution (AHRPT, de l'anglais Advanced High Resolution Picture
Transmission). AHRPT fournit toutes les données brutes des
instruments (niveau 0) à pleine résolution spectrale
et spatiale aux utilisateurs qui sont équipés d'une
antenne de réception directe quand le satellite est en vue
de leur station de réception.
- Service de transmission d'images à basse
résolution (LRPT, de l'anglais Low Resolution Picture Transmission),
le remplacement numérique de l'ancien service analogue APT.
LRPT fournit un sous-ensemble du jeu complet de données, en
particulier toutes les données de la suite ATOVS et un jeu
de trois images AVHRR comprimés avec JPEG.
- Des données ATOVS (luminances) et
AVHRR (images) au niveau 1, des produits ASCAT au niveau 2 (des vecteurs
du vent à la surface des océans) dans un délai
d'environ 30 minutes, couvrant pratiquement l'hémisphère
nord. Les produits arrivent à EUMETSAT à partir des
stations de réception dédiées et sont rassemblés
et retransmis via le service de retransmission avancé d'EUMETSAT
(EARS).
- La plupart des produits EPS provenant du
segment sol d'EUMETSAT sont transmis en format BUFR, un format communément
utilisé dans la communauté météorologique.
En fait, c'est un format supporté par l'OMM. Les produis globaux
sont transmis via EUMETCast, avec quelques sous-ensembles distribués
via le système global de télécommunication (SMT).
- Le système de collection de données
ARGOS (DCS) continue d'exister dans une forme améliorée.
ARGOS est un système basé sur des satellites qui collectent,
traitent et distribuent des données environnementales transmises
par des plateformes mobiles ou fixes réparties sur toute la
surface du globe. Argos est aussi capable de trouver l'emplacement
géographique d'une source de données partout sur le
globe, ce qui en fait un système parfaitement adapté pour
suivre les bateaux, les bouées flottants, les ballons, et
les animaux. Beaucoup de stations météorologiques situées
dans des régions très éloignées rapportent
via ARGOS. EPS assure le service DCS en soutien du centre de données
ARGOS, sans toutefois traiter ni distribuer les données dans
le segment sol.
- Le service de recherche et sauvetage sur
les satellites de la NOAA est maintenu sur les satellites MetOp.
S&R a aidé au sauvetage de beaucoup de personnes dans
des situations dangereuses, sur terre et en mer.
- L'U-MARF archive toutes les produis générés
par EUMETSAT. Cela inclut des produits d'EPS et des satellites Météosat.
L'U-MARF détient aussi un catalogue d'information sur les
archives des SAF auxquelles les utilisateurs ont accès par
l'interface UMARF.
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10.0 Webcast
10.1 Résumé
EPS assure la continuité du système
actuel d'observation global par la continuation des instruments confirmés
de la suite ATOVS et l'imageur AVHRR. De plus on a implémenté des
services hautement innovants avec EPS:
- Disponibilité de données de sondage très performant
(avec IASI) et de flux de données avancées pour encore
améliorer les capacités des systèmes avancés
de prévisions numériques.
- Le recours à des instruments multiples assure un service qui
va au-delà la météorologie opérationnelle
et permet à EUMETSAT de remplir ses obligations en matière
de surveillance du climat, de la chimie atmosphérique et de
soutien pour la recherche climatique.
- ASCAT et GOME-2 assurent la continuité des missions de l'observation
de la Terre. Pour la première fois, ces instruments fournissent
des données aux utilisateurs opérationnels et répondent à l'engagement
d'EUMETSAT de fournir des produits en temps réel pendant au
moins 14 ans.
- GRAS représente une approche non traditionnelle pour la restitution
de la température et aussi de l'humidité et de la densité d'électrons.
GRAS possède le potentiel de contribuer à la surveillance
du climat. L'introduction du principe d'occultation des ondes radio
dans un environnement météorologique opérationnel
est également une première et démontre la capacité de
fournir des sondages de haute qualité en temps réel.
- Les satellites MetOp garantissent aux utilisateurs un support à long
terme pour des applications météorologiques et climatiques.
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Références
Les ressources suivantes fournissent
d'information en plus sur les sujets présentés dans ce
Webcast.
Carn , S.A. , L.L. Strow, S. de Souza-Machado, Y.
Edmonds, and S. Hannon, 2005: Quantifying tropospheric volcanic emissions
with AIRS: The 2002 eruption of Mt. Etna ( Italy ). Geophys. Res. Let.,
32, 5 pp.
Chahine, M., Y. Yung, Q. Li, E. Olsen, L. Chen, and
N. Krakauer, 2006: AIRS CO2 retrievals using the method of
vanishing partial derivatives (VPD). Presentation, AIRS Science Team
Meeting, Caltech, Pasedena, CA.
Clerbaux, C., J. Hadj-Lazaro, S. Turquety, G. Megie,
and P.-F. Coheur, 2003. Trace gas measurements from infrared satellite
for chemistry and climate applications. Atmos., Chem. Phys., 3, 1495-1508.
EPS Brochures, EUMETSAT, Darmstadt , Germany . [Available
online at http://www.eumetsat.int/ ;
2006; found under "Publications" > "Brochures"]EPS
Product Guides, EUMETSAT, Darmstadt , Germany . [Available online at
http://www.eumetsat.int/; 2006; found under "Publications" > "Technical
and Scientific Documentation" > "EPS Product Guides"]
Rabier, F., E. Klinker, P. Courtier, and A. Hollingsworth,
1996: Sensitivity of forecast errors to the initial conditions, Quart.
J. Roy. Meteor. Soc., 122, 121-150.
Turquety, S., J. Hadji-Lazaro, C. Clerbaux, D.A. Hauglustaine,
S.A. Clough, V. Casse, P. Schlüssel, and G. Megie, 2004: Operational
trace gas retrieval algorithm for the Infrared Atmospheric Sounding Interferometer.
J. Geophys. Res., 109, 19 pp.
Turquety, S., J. Hadji-Lazaro, and C. Clerbaux, 2002:
First satellite ozone distributions retrieved from nadir high-resolution
infrared spectra. Geophys. Res. Lett., 29, 51-1 to 51-4.
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