Composition atmosphérique

Les observations recueillies par les satellites d’EUMETSAT sont d’un apport précieux pour la surveillance et la prévision de la qualité de l’air, dont dépend de plus en plus la santé des citoyens européens.

Ces dernières décennies, l’Organisation mondiale de la santé a démontré que la pollution atmosphérique a de nombreux effets néfastes sur la santé. Cette réalité, alliée aux impératifs des politiques de protection de l’environnement, a encouragé la mise en place de services de surveillance et de prévision de la qualité de l’air en Europe.

Tout comme les prévisions météorologiques, les prévisions de la qualité de l’air s’appuient sur des modèles de prévision numérique spécialisés qui ingèrent les observations faites des particules et des gaz à l’état de traces, tout en tenant compte des émissions naturelles et anthropiques. Ces modèles sont exploités de concert avec les modèles de prévision numérique du temps par certains services météorologiques nationaux ou d’autres entités nationales et, au niveau de l’Union européenne, par le projet MACC-II (Monitoring Atmospheric Composition and Climate - Interim Implementation), précurseur du Copernicus de surveillance de l’atmosphere , qui génère des prévisions de la qualité de l’air à quelques jours d’échéance.

EUMETSAT contribue aux activités opérationnelles de surveillance et de prévision de la composition atmosphérique grâce à des produits d’observation spécifiques provenant de ses satellites géostationnaires et polaires.

Les images de Meteosat sont utilisées pour observer les aérosols dans l’atmosphère, y compris les cendres volcaniques et les tempêtes de poussière, tandis que les instruments IASI et GOME-2, embarqués sur Metop, décèlent les gaz à l’état de traces tels que l’ozone, le NO2, le CO et le CH4 dans l’ultraviolet et l’infrarouge thermique du spectre.
 

Surveiller la composition de l’atmosphère avec Meteosat et Metop

Meteosat-8, -9 and -10 peuvent observer certains aérosols dans l’atmosphère, notamment les tempêtes de poussière, susceptibles d’avoir des répercussions graves sur la santé des populations en Afrique. Ils peuvent également détecter les cendres dans l’atmosphère et jouent un rôle clé pour en suivre le déplacement et la dispersion dans l’espace aérien européen en temps quasi-réel. C’est pourquoi les Centres d’avis de cendres volcaniques de Londres et Toulouse, exploités par le Met Office et Météo-France, utilisent principalement les satellites MSG pour surveiller les panaches de cendres volcaniques. Des algorithmes innovants permettent d’extraire, à partir des données de SEVIRI , les informations relatives à la hauteur des panaches, à la charge de cendres de la colonne totale et au diamètre effectif des particules de cendres dans les zones sans nuages ou situées au-dessus des nuages.

À bord des satellites Metop , l'instrument GOME-2 (Global Ozone Monitoring Experiment-2) mesure les profils verticaux d’ozone et d’autres constituants de l’atmosphère, comme le dioxyde d’azote (NO2) et le dioxyde de soufre (SO2), tandis que IASI observe l’ozone, le monoxyde de carbone (CO) et le méthane (CH4).

Pour extraire les informations les plus pertinentes à partir de ces observations, EUMETSAT a créé un Centre d’applications satellitaires consacré à l’ozone et à la chimie de l’atmosphère (SAF Ozone), qui est l’un des huit centres thématiques d’excellence implantés dans les États membres d’EUMETSAT. Le SAF Ozone génère, archive, valide et fournit des produits concernant l’ozone, d’autres gaz à l’état de traces et le rayonnement ultraviolet, ces produits étant utilisés à des fins de prévision météorologique, de prévision de la qualité de l’air, de surveillance de la composition de l’atmosphère et des rayonnements ultraviolets nocifs et de réalisation d’études.
 

Un rôle accru, avec Copernicus et la prochaine génération de satellites

À l’horizon 2020, EUMETSAT va voir son rôle s’accroître encore puisqu’elle deviendra responsable de l’exploitation des missions Sentinelle 4 et Sentinelle 5 de Copernicus s’appuyant sur l’intégration de nouveaux instruments de sondage de la composition atmosphérique dans les futurs systèmes et satellites Meteosat Troisième Génération (MTG) et EPS Seconde Génération (EPS-SG).

L’instrument Sentinelle 4 de Copernicus sondera l’atmosphère dans l’ultraviolet et sera exploité en synergie avec le sondeur infrarouge IRS d’EUMETSAT embarqué sur les satellites de sondage Meteosat Troisième Génération (MTG-S), qui observe les gaz à l’état de traces. De même, l’instrument Sentinelle 5 sera exploité en combinaison avec le sondeur infrarouge IASI-NG à bord des satellites Metop-SG pour observer la signature des gaz à l’état de traces sur l’ensemble du spectre, de l’ultraviolet à l’infrarouge thermique.

Disponible aussi en:  English - Français - Deutsch

 
By continuing to use this website, you are giving consent for EUMETSAT to store certain information about you. To learn more about what information EUMETSAT collects and how it is used, please view our Terms of Use page.