Sentinel-6 A Spot

Premières données altimétriques prometteuses pour le satellite Sentinelle-6 Michael Freilich de Cope

Sentinel-6 A Spot
Sentinel-6 A Spot

Les premières données transmises par le satellite de surveillance des océans Sentinelle-6 Michael Freilich de Copernicus, lancé le 21 novembre dernier dans le cadre d’une mission conjointe Europe-États-Unis, montrent que son altimètre fournit comme prévu des mesures très précises du niveau et de l’état de la mer, ainsi que la vitesse du vent à la surface de l’océan.

Last Updated

10, December 2020

Les produits sur le niveau de la mer, extraits des 19 premières heures de données altimétriques reçues le 4 décembre, confirment, une fois superposés sur une carte montrant des produits similaires de toutes les missions altimétriques de Copernicus (Jason-3, Sentinelle-3A et Sentinelle-3 B), que Sentinelle-6 Michael Freilich de Copernicus « observe la même scène » dans une zone dynamique de l’océan, au sud de l’Afrique du Sud. Ce produit mesure les creux et les crêtes de la surface des océans qui, similairement aux hautes et basses pressions dans l’atmosphère, régulent les courants océaniques. (Lien pour un aperçu haute résolution.)

Sentinel 6 - Sea Level Anomaly - First Image

Les produits sont extraits de mesures de base effectuées par l’altimètre radar et appelées « formes d’onde ». C’est le profil de ces formes d’onde qui permet non seulement de déterminer la hauteur de la surface de la mer, mais aussi la hauteur des vagues et la vitesse du vent à la surface de l’océan. La nouveauté apportée par l’altimètre de Sentinelle-6 est qu’il produit simultanément des formes d’onde en basse et haute résolutions le long de la trace au sol du satellite. La finesse en basse résolution est identique à celle de Jason-3 (quelques km), ce qui garantit la continuité des relevés climatologiques du niveau de la mer commencés en 1992 avec TOPEX/Poseidon et en préserve l’intégrité, alors que celle en haute résolution (330 m) permet de détecter les petits mais puissants tourbillons océaniques, ainsi que les variations du niveau de la mer près des côtes. (Lien pour un aperçu haute résolution.)

Sentinel 6 - Waveforms - First Image

Le Directeur général d’EUMETSAT, Alain Ratier, a présenté les premiers produits au nom des partenaires de la mission Sentinelle-6 lors d’un événement spécial s’inscrivant dans la Semaine européenne de l’espace, organisée virtuellement cette année, deux jours avant le cinquième anniversaire de la signature de l’Accord de Paris.

« Ces premières mesures altimétriques ne sont pas seulement une promesse pour la communauté des utilisateurs, mais aussi la première récompense d’une fantastique coopération européenne et transatlantique », a déclaré Alain Ratier. « Nos ingénieurs et scientifiques vont maintenant redoubler d’efforts pour combiner les données de tous les instruments à bord et affiner le traitement au sol afin de publier, d’ici à six mois, un premier jeu de produits validés basse résolution et, à la fin de 2021, le jeu complet, avec des produits haute résolution et de qualité climatique.

Le premier jeu de produits, qui sera publié en juin prochain, fournira des données essentielles pour les prévisions océaniques opérationnelles que réalise le Service d’information Copernicus de surveillance du milieu marin. Il permettra également de mieux comprendre comment les activités humaines agissent sur la santé des océans à l’échelle mondiale. Ces produits alimenteront également les prévisions météorologiques et saisonnières produites par le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et les Services météorologiques nationaux des États membres d’EUMETSAT et du monde entier.

Les produits de qualité climatique de Sentinelle-6 amélioreront notre compréhension du changement climatique dans le cadre de l’Accord de Paris et contribueront à l’établissement de politiques d’adaptation dans les zones côtières et par les petits États insulaires menacés par l’élévation du niveau de la mer.

Les partenaires du programme Sentinelle-6 de Copernicus sont la Commission européenne, l’Agence spatiale européenne (ESA), EUMETSAT, la NASA et l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA).

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